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L’appel de la FCCF à mieux dénombrer l’ensemble des ayants droit à l’école de langue française au Canada
Le 18 juin 2020, le sénateur René Cormier adresse une question au représentant du gouvernement au Sénat du Canada concernant l’inclusion des questions de dénombrement des ayants droit au formulaire court du recensement de Statistique Canada.
 Capture d'écran - Bureau du Sénateur René Cormier
L’appel de la FCCF à mieux dénombrer l’ensemble des ayants droit à l’école de langue française au Canada
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22 juin 2020

Le 19 juin, la Fédération culturelle canadienne-française a adressé une lettre à l’honorable Chrystia Freeland et l’honorable Jonathan Wilkinson, respectivement présidente et vice-président du Comité du Cabinet chargé de l’économie et de l’environnement Chambre des communes, afin de demander que tous les ayants droit à l’école de langue française au Canada soient mieux dénombrés, via la modification du formulaire abrégé du recensement de 2021.

Une semaine auparavant, le 12 juin 2020, les Franco-Colombiens, mais aussi les communautés de la francophonie canadienne et acadienne d’un océan à l’autre célébraient une victoire historique. Après un combat de 10 ans mené de front par le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) et la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB), pour faire respecter le droit constitutionnel à l’éducation dans la langue de la minorité, la Cour suprême du Canada a tranché en leur faveur en concluant que « les enfants des titulaires de droits reconnus à l’art. 23 doivent bénéficier d’une expérience éducative réellement équivalente à celle de la majorité, et ce, peu importe la taille de l’école ou du programme en question. »

La plus haute instance judiciaire du pays ayant reconnu le droit des francophones à bénéficier d’une éducation de langue française dans leur province qui soit de qualité égale à celle offerte en anglais, encore s’agit-il d’être en mesure de planifier correctement les besoins en infrastructures scolaires afin que tous aient droit à un enseignement de qualité en français. C’est avec cette visée en tête que la FCCF se rallie à l’importance de solutionner la question du dénombrement des ayants droit permettant de mieux évaluer les besoins en éducation de langue française dans les provinces et territoires où les francophones sont minoritaires.

La FCCF demande au gouvernement du Canada de compléter le travail auprès de Statistique Canada en vue d’ajouter des questions linguistiques au formulaire court de recensement et non pas seulement au questionnaire long. La Fédération demande aussi que cette décision soit prise à temps pour qu’elle soit appliquée dès l’exercice de recensement de 2021. Seul le questionnaire court permet de déterminer avec précision le nombre d’ayants droit à l’intérieur d’un secteur géographique ou d’une zone de fréquentation scolaire. Les données probantes ainsi obtenues permettraient aux communautés francophones de se doter d’infrastructures scolaires qui correspondent réellement à leurs besoins. Le sous-dénombrement systématique des ayants droit a trop souvent résulté en des écoles qui ne sont pas adaptées au nombre d’élèves les fréquentant et qui atteignent la limite de leur capacité quelques années seulement après leur ouverture.

L’école est la pierre angulaire de nos communautés et la FCCF mène un travail de front visant à rapprocher le milieu des arts et de la culture avec le milieu scolaire. En ce sens, la FCCF porte des projets structurants en éducation mobilisant de nombreuses ressources, tant humaines que financières, à l’échelle du pays, à l’exemple du programme de microfinancement PassepART qui vise à bonifier l’offre d’activités artistiques et culturelles dans les écoles.

Conformément aux directives de santé publique fédérales et provinciales, les bureaux de la FCCF sont fermés jusqu’à nouvel ordre. L’équipe du bureau national de la Fédération demeure joignable par courriel, téléphone et via son site web.